Prière Universelle du 05/07/2020

Refrain : Dans la joie, Seigneur nous te prions

Refrain

Pour que le Christ sauveur illumine par la grâce du baptême le corps, le cœur, l’esprit et l’âme de Jason, Aron, Alexandre et Lilian

Pour qu’il accorde à chacun d’eux d’en fructifier les promesses jusqu’au dernier souffle en fidélité à la foi chrétienne, en rayonnement de l’espérance évangélique et en amour croissant pour Son Eglise, pour leurs familles et pour tout leur entourage.

Seigneur nous te prions.

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Dimanche 5 juillet 2020 – Homélie

XIVème dimanche du temps ordinaire – Année A

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau. Devenez mes disciples car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. »

Frères et sœurs, dimanche dernier le Christ nous invitait à être accueillants, à vivre l’hospitalité avec nos frères, à le préférer à tout, en faisant le choix pour le suivre dans la confiance malgré les épreuves de la vie.

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Dimanche 21 Juin 2020 – Soir – Homélie

XIIème dimanche du temps Ordinaire – Année A

« Ne craigniez pas, celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, je me prononcerai pour lui devant mon Père. »

Chers frères et sœurs, fils et filles bien aimés de Dieu,

Il nous arrive tous de faire l’expérience de Jérémie dans notre fidélité à Dieu. En effet, Jérémie n’en peut plus. Il est épuisé dans son combat pour la cause de Dieu. L’incompréhension de ses contemporains l’inquiète. Et il l’exprime : « J’entends les calomnies de la foule… Tous mes amis guettent mes faux pas.» Nous avions tous à un moment donné de notre histoire été confrontés à cette difficulté de Jérémie. Les appréciations et les critiques des autres ont influencé ou non notre détermination à la suite du Christ. La perte de la foi vient pour la plupart des critiques lancées contre l’Église et qui ébranlent ceux qui accordent de crédit à cette institution. Certains ont certainement fait défection en préférant suivre la logique du monde. Ils ont sacrifié leur vie chrétienne dans la compromission pour un bonheur temporaire et immédiat. Ils ont préféré le monde au détriment de Dieu. D’autre au contraire à l’instar de Jérémie se sont tournés résolument vers le Seigneur dans les moments difficiles. Ils ont préféré crier vers le Seigneur comme dans le psaume responsoriale : « dans ton grand amour, Dieu répond moi ».  Leur engagement à la suite du Christ est sans retour et sans détour. A leur crie d’appel, le Seigneur répond. Et voici ce que répond le Seigneur : « ne craignez donc pas ces gens-là »

Chers amis, Jésus nous demande d’opérer un choix : notre environnement ou le projet de Dieu. Il nous invite à nous affranchir de notre environnement que constitue le regard des autres pour nous tourner uniquement vers le regard de Dieu afin de demeurer sur sa trajectoire. Le regard de Dieu ne nous fait pas peur. Qui sont donc en revanche, ces gens que nous craignons ? Qui sont ceux dont nous craignons la critique, la désapprobation ? Qui sont ceux qui pourraient menacer notre vie ? c’est humiliant de le reconnaître, mais nous avons parfois peur de ces personnes qui nous entourent et ne partagent pas la même foi que nous. Mais le Seigneur nous révèle celui qu’il faut craindre. Ce dont tout homme comme Jérémie pouvait avoir peur est la mort, la fin de l’existence terrestre, la séparation de l’âme et du corps. Or la mort est inévitable pour tout homme. Que nous reste-t-il encore à craindre ? La damnation.

A M E N

Dimanche 28 Juin 2020 Soir – Homélie

XIIIème dimanche du temps ordinaire – Année A

« Qui vous accueille, m’accueille, et celui qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. »

Un jour un non chrétien s’adresse à des chrétiens en ces terme. « Vous les chrétiens, on se demande si vous avez bien réfléchi avant de vous engager à la suite de cet homme Jésus et de l’adopter comme votre maître. Vous êtes bien d’accord avec moi qu’) part sa naissance, sa fin n’avait rien de glorieux : la mort sur la croix. Votre maître est crucifié, dépouillé de tout, de ses vêtements, de l’honneur et la vie. La joie, l’avoir, le pouvoir, les richesses et même le bonheur ne lui sont-ils pas étrangers ? Que celui-là se mette devant et vous demande de le suivre, et que vous-mêmes, le suiviez vraiment, où peut-il vous mener, sinon à la ruine. Imaginez avec lui le phénomène que vous constituez : un pauvre devant drainant une foule de pauvre derrière lui, défilé de misérables, cortège de damnés de la terre, cohorte de prolétaires à qui on enlève la joie et qui traînent l’existence dans le manque, sans oser élever la voix, sans songer à s’organiser en révolution pour renverser la bourgeoisie, des prolétaires qui au contraire se nourrissent de doctrines de soumission et de douceur conduisant à une infâme résignation. Ce Jésus, à des gens qui déjà n’ont rien, demande de tout laisser pour le suivre, et à ce quoi ils ont naturellement droit à savoir, père, mère, fils et filles, il faut que ses disciples y renoncent pour être dignes du maître. Chers amis chrétiens, continue le non chrétien, est-ce le maître qu’il vous faut ? Qu’avez-vous à chercher à être digne de celui qui n’est pas digne de vous ? Votre maître est triste car on ne rigole pas sous et sur la croix. Il veut de surcroît qu’on l’aime plus que tout.  Mais quel homme trouves-tu au-dessus de l’homme pour qu’il mérite que tu l’aimes plus que toi-même ? Ce Jésus pourtant l’exige de ces disciples. Que prétend-il être ?

Cette dernière questions chers amis engendrent en moi d’autres. Jésus est-il à la hauteur de ses prétentions ? n’est-il pas un doux rêveur ? Sa pensée est-elle réaliste ? au fond, Jésus est un dénonciateur d’illusion. Or l’illusion ne se dénonce pas elle-même, car les loups ne se mangent pas entre eux. Qu’est-ce qui dénonce mieux l’illusion que la réalité ? Qu’est-ce donc que la réalité ?

Réellement, Jésus m’a fait voir l’homme qui a accumulé des richesses considérables. Il a abattu ses anciens greniers, il en a construit de plus grands, il a fait gonfler ses comptes en banques. Ses biens étaient à lui, ils ne partagent rien avec personne, de peur de na pas en avoir assez pour lui-même. Il a accumulé de l’or comme du sable, il était sourd au cri du nécessiteux. Il entendait garantir la sécurité de sa vie par l’immensité de son avoir. Mais à l’orée de la tombe, ses avoir l’on lâché, il a dû tout laissé à des héritiers qui ne s’étaient pas donné de la peine, car là-bas, il na pouvait rien emporter. Voilà l’illusion que dénonce Jésus.

Réellement Jésus m’a fait voir un homme qui, sur la terre s’est donné tous les moyens pour se payer tous les plaisirs. Il ne se privait de rien. Le plaisir, la jouissance à lui et à lui seul. Au-delà de son portail, il ne voyait pas le pauvre qui ne rêvait pas à la jouissance, mais à la satisfaction des besoins élémentaire pour son survivre. Il jouissait tant et si bien que tous l’acclamaient, car tout allait bien pour lui. Mais au temps de la vieillesse, il a perdu le goût et le sommeil, et à l’orée de la tombe, les plaisirs l’ont lâché et ne l’ont pas suivi au-delà du monde présent. Voilà le réalisme qui dénonce l’illusion des vautrés.

A celui qui dénonce l’illusion, je me fie et lui demande : que dois-je faire ? Et il me dit : Lève-toi, laisse tout, prends ta croix viens et suis- moi. Il me dit encore : le choix que tu fais de moi, mets-le au-dessus de tout. Mais alors, je ne me demande pas de haïr les miens, mais mes relations avec lui éclairent d’une lumière mes relations avec les autres. Les aimer parce que j’aime Jésus ; les aimer parce que Jésus est dans tous ces envoyés. C’est une nouvelle lumière sur l’amour. Et quelle joie d’accueillir tous comme d’autres Jésus. Quelle joie de trouver Jésus dans les autres.

A M E N

Dimanche 7 Juin 2020 – Homélie

Dimanche de la Sainte Trinité – Année A

« Que la grâce de Seigneur Jésus Christ, l’amour du Père et la communion de l’Esprit-Saint soient avec vous tous. »
« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé. »

Dieu ne relève pas de notre esprit, tout comme notre être ne relève pas de notre esprit. Nous nous sommes découverts existants avant que de penser, avant que de découvrir Dieu ; mais le découvrant, nous devons avoir l’humilité d’accepter qu’il nous révèle lui-même la véritable dimension de son être et de ses exigences. Aujourd’hui, nous fêtons le mystère de l’être de Dieu, irrecevable à tous ceux qui tournent dans l’orbite de la seule pensée humaine sans ouverture sur la révélation apportée par le Christ. Cette révélation s’est faite progressivement au long du temps. Et je lirais bien le texte de la première lecture dans cette perspective. Dans le signe théophanique de la nuée Dieu en effet se révèle à Moïse et révèle son nom de Yahvé, l’être qui se déploie dans l’infini de la bienfaisance à longueur de générations, depuis la création jusqu’à la fin de l’histoire. Il se révèle aujourd’hui plus spécialement dans les sentiments qui ouvrent à l’homme, misérable pécheur, la fontaine des bienfaisances ; il est le Dieu de la miséricorde et du pardon, fidèle à lui-même et donc invariable dans la vérité de son être. Et Moïse prosterné lui demande de les accompagner malgré leur misère. Agréable prière pleine de vérité et d’humilité. Un peuple et ses représentants doivent être lucides sur eux-mêmes et sur leur péché et ne pas s’enfermer dans leurs fières illusions, ce qui est la garantie d’un naufrage sans retour et sans détour. Prendre conscience et prier Dieu de nous accompagner, de nous tenir contre son cœur, chemin faisant nous découvrirons ce Dieu de bonté dans tous les aspects de son être. Et quand Dieu dit à Moïse que c’est sous ce nom de Yahvé, jaillissement sans fin, que l’invoqueront les générations futures, nous savons maintenant, nous qui avons la chance d’être situés au temps de l’accomplissement, nous savons que nous avons le privilège de chanter la litanie de tous ses noms. Et nous découvrons aujourd’hui sur les lèvres de Saint Paul la formule de salut mutuel qui nous introduit dans la célébration du sacrifice Sauveur : « La grâce de Jésus, Notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous » ! On pourrait dire que la présence divine permanente, l’accompagnement, que sollicitait Moïse du Dieu unique qu’il connaissait, se trouve réalisée aujourd’hui par le Dieu Père, Jésus Christ, le Seigneur et le Saint Esprit. Qu’ils soient toujours avec vous ces trois personnes. Mais elles ne s’accommodent pas de vie désordonnée ; elles vivent en climat d’amour, entre elles comme au milieu des hommes, là où l’on s’embrasse fraternellement, là où l’on vit en harmonie et en paix. Climat de notre terre selon Dieu ! C’est la doctrine de notre texte de la deuxième lecture. J’ai défini Yahvé comme jaillissement sans fin de bienfaisances, la suprême bienfaisance de Dieu à notre terre est le don de Jésus en qui et par qui Dieu peut encore reprendre et proclamer sa révélation à Moïse : Seigneur miséricordieux et plein de tendresse, lent à la colère et plein d’amour au long des siècles. Cet amour est tel, dit Jésus, que Dieu l’a envoyé, lui, pour faire œuvre de miséricorde et de pardon afin que nous les bénéficiaires, nous fassions miséricorde à notre tour à nos frères et sœurs.

A M E N

Dimanche 28 Juin 2020 – Homélie

XIIIème dimanche du temps ordinaire – Année A

« Qui vous accueille, m’accueille, et celui qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. »

Frères et sœurs, en ce treizième dimanche, il est spécialement question d’accueil que tout homme, toute femme doit réserver à chaque personne quelque soit son origine, sa race ou sa religion. « Qui vous accueille, m’accueille. » Oui nous découvrons l’accueil spontané à travers cette femme dans la première lecture où elle reçoit le prophète Elisée. Et nous admirons sa délicatesse qui se met au service d’Elisée en lui ouvrant la porte de sa maison. «Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse. » Cette femme nous dévoile l’hospitalité de l’accueil, un accueil discret et désintéressé accompagné de multiples services. Et c’est dans ce contexte que Jésus nous dit dans l’évangile que nous venons d’entendre : « qui vous accueille m’accueille et qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. »

Accueillir avec tout ce que le mot implique de don de soi, de renoncement, d’ouverture aux autres, de délicatesse, c’est courir et vivre une aventure, car on ne peut pas savoir par avance où cela nous mènera. L’accueil, c’est l’aventure de l’amour, c’est être véritablement disciple du Christ en accueillant comme lui. Il y a l’accueil à la porte comme cette femme à l’endroit d’Elisée, accueille discret et désintéressé : « Faisons-lui une petite chambre. » Oui, accueillir c’est donner et se donner, c’est savoir renoncer à ses aises, à sa tranquillité, à son confort, pour se consacrer aux autres. Un tel don ne peut se réaliser que sous la motion du cœur, il prend tout son sens que s’il est l’expression de l’amour le plus pur et le plus désintéressé. Et c’est de cet accueil que le Christ nous invite à faire et à pratiquer vis-à-vis de nos frères.

Oui, frères et sœurs, au moment où nous nous préparons à aller en vacances, où nous serons amener à accueillir d’autres personnes dans nos familles, l’attitude de la femme qui accueille Elisée et la recommandation de Jésus à ses disciples à accueillir toute personne, nous interpellent.

Comment allons-nous accueillir ces personnes que nous aurons à rencontrer ? Allons-nous accueillir ceux et celles avec qui je m’entends ? Ou plutôt ouvrir ma porte à toute personne qui frappera, comme cette femme avec Elisée, pour partager et servir l’autre avec amour comme le Christ l’a fait en ce mettant au service de tout homme. Alors quelle sera pour chacun et chacune de nous notre hiérarchie de valeurs pour nos vacances dans le service que je peux rendre à toute personne. Voilà ce à quoi la liturgie de ce treizième dimanche nous invite : accueillir en étant véritablement disciple du Christ, en acceptant de nous détacher de nous-mêmes pour faire place aux autres avec amour et charité, en ouvrant notre cœur à l’autre comme cette femme qui ouvre la porte de sa maison au prophète Elisée. « Qui vous accueille, m’accueille. » Ouvrons nos portes de nos maisons et de nos cœurs à celui qui frappera durant ce temps de vacances pour partager la joie de vivre, la joie de donner et de recevoir, en manifestant notre hospitalité comme cette femme en vue de recevoir des grâces abondantes pour être prêts à suivre le Christ sur le chemin du don total aux autres, en le préférant à tout pour être digne de lui, qui vit avec le Père et l’Esprit-Saint pour les siècles des siècles.

A M E N

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