Messe du 6 décembre 2020

Références du jour :

  • Première lecture : Is 40, 1-5.9-11
  • Psaume : 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14
  • Deuxième lecture : 2 P 3, 8-14
  • Évangile : Mc 1, 1-8

Les textes du jour sont sur AELF : ici

Pensez à la Quête pour notre paroisse

En ce temps de confinement, notre paroisse a besoin d’aide pour son fonctionnement. Vous pouvez contribuer à cette aide via l’application ci dessous ou par chèque ou espèce dans une enveloppe au presbytère de Soisy avec la mention “Quête”.

La quête en ligne

Cette application existe depuis 2016 et nous n’en parlons que maintenant. Nous sommes tous attachés à notre traditionnelle quête mais comme le signale Paul (un des fondateur de cette application) : nous n’avons pas toujours de monnaie et pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer et suivent la messe à la TV, c’est une bonne alternative.

Interview de Paul en 2016 sur KTO

Cette application est accessible sur Apple Store et Play Store. Plus d’information sur Appli La Quête.

Vous pouvez donner à une ou plusieurs églises. Cette option est plutôt utilisée lors des vacances (bon en ce moment on ne bouge pas mais si vous souhaiter aider une église ailleurs). Car les églises peuvent être mises en “favoris” ou juste être utilisée 1 fois.

Il est aussi possible d’y donner votre participation au denier de l’église.

NB : si vous ne trouvez pas votre église, c’est que le diocèse n’a pas souhaité souscrire à l’application. Pour Soisy … ça marche !

Merci d’avance pour votre aide ?

Dimanche 6 décembre 2020 – Homélie

IIème dimanche du temps de l’Avent – Année B

Tout au long de la nouvelle année liturgique, la liturgie nous fera entendre l’Évangile selon saint Marc. Aujourd’hui, nous en lisons le commencement. “Commencement”, c’est d’ailleurs le premier mot de cet Évangile. Cela nous renvoie au premier récit de la Création dans le livre de la Genèse : “Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre (Gn 1, 1). C’est une manière de dire que Dieu est le commencement de toutes choses. L’Évangile de Marc nous invite à accueillir Jésus qui fait toutes choses nouvelles. Le chrétien c’est quelqu’un qui commence chaque jour et à toute heure de la journée.

L’Évangile de saint Marc nous présente le “commencement de la bonne nouvelle de Jésus Christ Fils de Dieu”. C’est donc Dieu lui-même qui vient en la personne de Jésus. Cet Évangile s’ouvre par la prédication de Jean Baptiste : “À travers le désert, une voix crie… et Jean Baptiste parut dans le désert”. Alors, on peut se poser la question : pourquoi avoir choisi le désert pour annoncer cette bonne nouvelle ? Pourquoi n’avoir pas choisi un lieu de passage des foules ?

En fait, il y a plusieurs raisons : dans le monde de la Bible, le désert, c’est un lieu symbolique très fort. C’est le lieu de la rencontre avec Dieu. C’est dans cet espace dépouillé qu’il parle au cœur de l’homme pour l’inviter à se convertir : “Préparez les chemins du Seigneur, aplanissez sa route…” Nous voici donc mobilisés. Nous devons nous arracher à nos fauteuils confortables, retrousser nos manches et mettre la main à la pâte. Se convertir, c’est sortir de nos habitudes sclérosées et de nos lamentations stériles. Jean Baptiste nous recommande d’aplanir la route. Il s’agit d’enlever tous les obstacles pour que le Seigneur puisse passer et que nous puissions le rejoindre.

Le désert est aussi le symbole de l’aridité de nos cœurs. Nous le voyons bien tous les jours : nos cœurs ressemblent souvent à cette terre aride, altérée et sans eau. Pensons à tous ces déserts d’humanité où l’homme est devenu pire qu’un loup pour l’homme, déserts de dignité dans lesquels des hommes et des femmes sont traités comme du matériel qu’on utilise et qu’on jette. Et nous n’oublions pas les nombreux déserts de solitude, les déserts d’amour de ceux qui ne savent pas aimer et ne se sentent pas aimés. Dans tous ces déserts, nous voyons des hommes qui n’arrivent pas à se comprendre ni à se supporter.

Or c’est là que le Christ nous rejoint pour venir nous chercher. L’Évangile commence dans les déserts de nos vies. Dans le sable du désert, il n’y a pas de vie. Mais dès qu’il pleut, le sol se recouvre de végétation et de fleurs. De même, sans la présence du Seigneur, nos vies sont desséchées. Mais Dieu ne nous abandonne pas. Ce qu’il sème en nos cœurs ne meurt jamais. A la première occasion favorable, il se révèle pour transfigurer notre vie.

Dans la première lecture, nous lisons un message de consolation. Cette consolation commence à se réaliser avec la proclamation du prophète Isaïe. Elle s’adresse à un peuple qui souffre de son exil en terre étrangère : Il a été écrasé, humilié. Mais la situation est en train de changer. Dieu va sauver son peuple. Chacun est invité à se redresser et à se reprendre vigoureusement en main. Il s’agit de collaborer ensemble au projet de Dieu qui veut sauver son peuple et lui manifester sa gloire. L’Église d’aujourd’hui nous invite à maintenir le cap sur Dieu. Avec force et parfois avec angoisse, elle reprend le cri des prophètes : “Voici votre Dieu qui ne cesse de vous aimer.”

La seconde lecture est de l’apôtre Pierre. Il s’adresse à des chrétiens qui trouvent que le jour du Seigneur “a du retard”. Il lance une vigoureuse mise en garde contre l’affadissement de l’espérance. Le délai qui nous est laissé doit être accueilli comme un signe de l’infinie patience de Dieu. Il laisse à chacun la possibilité de se convertir. Si le Seigneur prend du temps, c’est pour laisser à l’humanité le temps de mûrir. Mais une chose est sûre : le jour du Seigneur viendra inexorablement et de façon imprévisible. C’est ce message que vient nous rappeler ce temps de l’Avent. L’important, c’est de se tenir tendu vers la pleine réalisation du projet de Dieu. C’est de cette espérance que nous avons à témoigner dans le monde d’aujourd’hui. Cela commence en donnant la première place au Christ dans notre vie. Il n’est pas possible de l’annoncer aux autres si nous ne l’accueillons pas en nous. Noël c’est Jésus qui vient à nous. Vivre Noël, c’est d’abord accueillir cette venue du Sauveur dans notre vie. Il est la source qui vient irriguer nos déserts ; il fait revivre ce que l’on croyait mort. Aujourd’hui, nous te prions, Seigneur, toi qui es le Sauveur et l’Ami des hommes, donne-nous d’être les témoins de ton amour auprès de tous ceux et celles que tu mets sur notre route.

A M E N

Père Henri

Prière Universelle du 06/12/2020

Refrain : Dans la joie, Seigneur nous te prions

Refrain

La voix de Jean le Baptiste en ce dimanche nous appelle à nous réveiller, à nous retrousser les manches pour entrer dans un grand chantier qui nous conduit à rencontrer nos frères et nos sœurs humains.

 Seigneur, entends nos prières

« J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? » Ps (84).

Ô Seigneur ouvre les oreilles et les cœurs des gouvernants de chaque pays, qu’ils entendent le cri de leurs peuples face à des décisions gouvernementales parfois incompréhensibles et rudes.

Seigneur, entends nos prières

Ce que nous attendons, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle (2 P 3, 8-14)

 Ô Seigneur, change le cœur de chaque être humain pour que les malades, les pauvres, les personnes seules retrouvent joie et bonheur notamment pendant les dernières semaines de l’année. Seigneur, nous te prions

 Seigneur, entends nos prières

Ce que Jean Baptiste nous propose, c’est de préparer ensemble le chemin du Seigneur (Mc 1,1-8).

 Pour que cette préparation soit vraiment commune et fraternelle, demandons à Dieu de nous donner un cœur neuf qui désire construire une vie dans la justice, soulager toute solitude, apporter joie et espoir à chaque être humain rencontré.

Seigneur, entends nos prières

En ce mois de décembre, le pape François nous encourage de prier pour que notre relation personnelle à Jésus-Christ soit nourrie de la Parole de Dieu et par une vie de prière.

Seigneur, entends nos prières

Prière à la Vierge de Pontoise

Notre Dame de Pontoise, Ô douce Vierge Marie,
Secours des malades et refuge des pécheurs !

Depuis le Moyen Âge,
nous nous tournons vers toi inlassablement.
Toi qui honores de nombreuses grâces et de bénédictions
les pèlerins qui viennent à toi,
Notre Dame de Pontoise, Ô tendre mère,
nous te prions pour le sort de ce monde.
Qu’il s’éloigne du mal
et que chaque homme fasse régner
le Seigneur dans son propre cœur.
Ô mère bienveillante, couvre-nous de ton manteau !

Toi qui nous protèges des assauts des ténèbres de notre temps
pour y faire briller l’espérance,
soutiens les malades et libère-nous de la peur.

Donne-nous la confiance et la paix.
Tiens-nous les uns les autres dans une fraternité universelle.

Notre Dame de Pontoise,
prie pour nous, protège-nous !