Déconfinement – Communiqué des évêques de France suite aux annonces du premier ministre – 28/04/2020

Hier le premier ministre s’est exprimé devant l’assemblé nationale pour parler du déconfinement et de ses modalités.

A la suite de ces annonces, la conférence des évêques de France s’est réunie. Voici le communiqué de cette réunion.

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Pèlerinage à Lourdes

Pèlerinage à Lourdes

Journal d’un malade

Dimanche 4 octobre 1987 Jean-Pierre se prépare pour aller au pèlerinage du Rosaire à Lourdes. Jean-Pierre atteint d’une sclérose en plaques est très handicapé. Il doit rester « alité la plupart du temps, dans le noir, ne supportant plus la lumière ».

Grâce à son journal, nous allons l’accompagner pendant son pèlerinage.

L’arrivée à Lourdes, les premiers contacts.

Après un voyage fatigant en train, c’est l’arrivée à Lourdes. Jean-Pierre est accueilli par les hospitalières dans la salle Saint-Patrick, une salle de 25 lits séparés par des rideaux.

« Je suis frappé d’emblée par la diversité des malades qui peuplent ce service. Cela va de celui qui peut marcher à celui complètement handicapé. De celui qui s’exprime sans difficulté à celui qui peut à peine parler. Quelques handicapés mentaux complètent ce tableau de souffrances souvent cachées. C’est là vraiment que l’on trouve le cœur de dieu ! Les malades et handicapés ne sont-ils pas les enfants chéris de Dieu ?

Nous faisons connaissance avec les hospitalières, pour certaines leurs visages ne nous sont pas inconnus. On voit sur les visages la joie des retrouvailles, je suis frappé par la gentillesse et la disponibilité des hospitalières et des brancardiers. J’ai rarement vu telle spontanéité et pareille tendresse… »

Après le repas du soir et la prière, c’est la première nuit. Les heures passent, égrenées par les « Ave Maria » de la Basilique, les ronflements, les soupirs, les gémissements étouffés, les chasses d’eau (surtout à partir de trois heures du matin).

Première apparition, jeudi 11 février 1858

Bernadette nous raconte son premier chapelet avec Marie.

« Je mis la main à ma poche, j’y trouvais le chapelet. Je voulais faire le signe de la croix… Je ne pus porte ma main au front. Elle m’est tombée. Le saisissement s’empara plus fort que moi. Ma main tremblait.

La vision fit le signe de la croix. Alors j’essayai une seconde fois. Et je pus. Aussitôt que j’eus fait le signe de croix, le grand saisissement disparut. Je me mis à genoux, et je dis mon chapelet en présence de la belle dame. La vision faisait courir les grains du sien, mais elle ne remuait pas les lèvres. Quand j’eu fini mon chapelet, elle me fit signe d’approcher. Mais je n’ai pas osé. Alors elle disparut, tout d’un coup. »

Prions à la grotte

Avec Sainte Bernadette, en ce premier jour de pèlerinage nous sommes devant la Grotte, assis sur un banc, ou debout, ou à genoux, ou assis sur le mur du gave nous récitons un Credo, un Notre Père et cinq « Je Vous Salue Marie ».

Toujours en pensée nous suivons les autres pèlerins pour passer sous la Grotte et déposer un baiser sur le Rocher.

Nous pouvons prier en direct sur TV Lourdes en tapant sanctuaire lourdes sur votre moteur de recherche.

Pour déposer ses intentions de prière.

Sur le site des Sanctuaires de Lourdes : https://www.lourdes-france.org/

En téléphonant au 0 892 46 00 12 (34 centimes la minute)

Un an après … Méditations avec Notre-Dame de Paris 6

Un an après … Méditations avec Notre-Dame de Paris 6

Marie, la soignante universelle, la mère de toutes les mères, l’inlassable pourvoyeuse d’espérance.

Quand le comédien Philippe Torreton a commencé, au Vendredi saint, dans Notre-Dame vide, la lecture de la magnifique prière du Rosaire de Francis Jammes quand ont résonné ces simples mots du poète converti sous ce qui reste de la voûte crevée de la cathédrale que nous pleurons encore, il y a eu des frissons dans plus d’une âme humaine. Et de vraies larmes ont pu couler sur des visages qui, de longtemps, en ont perdu l’habitude, à force d’ambitions, de carrière, de fric et de cynisme. Les téléspectateurs rassemblés par KTO et BFMTV n’étaient pas venus seulement pour écouter des artistes brillants, comme le violoniste Renaud Capuçon, ou l’actrice Judith Chemla, si bons fussent-ils, mais pour sentir passer dans l’air bleu du Paris meurtri par le coronavirus assassin un souffle divin de consolation et d’espérance. Ils n’étaient pas venus, à l’appel de l’archevêque de Paris, écouter, comme les jours ordinaires sur les innombrables chaînes profanes, des histrions, des experts péremptoires ou des bavards rigolards, mais pour laisser sa chance, pour une fois, à la caresse de la tendresse du divin.

Il incombait bien sûr, en ces lieux, à la figure de Marie consolatrice d’opérer ce miracle d’émotion et de tendresse maternelle. La soignante universelle, la mère de toutes les mères, l’inlassable pourvoyeuse d’espérance, cette géniale « invention » catholique a fait tout son office à cette occasion par les mots du poète.  qui ont assisté à l’événement ne sont pas près d’oublier cette extase d’un instant consacré à l’éternité de la beauté et à la louange, par la prière, de la femme absolue dont l’amertume face à la mort de son fils ne s’est jamais tournée en désir de vengeance ou en représailles batailleuses. Quand un catholique pense à Marie, il doit reconnaître en toute simplicité qu’il s’émeut pour toutes les femmes : sa mère, bien sûr, sa femme, mère de ses enfants, sa fille qui a pris le relais de la vie, ses sœurs en humanité, et toutes les donneuses de vie qui ne craignent pas la mort et nous en protègent, en vertu de leurs capacités à ériger entre le mal et nous des remparts qui valent en efficacité toutes les barrières montées par les « virils » de la terre.

Mon Dieu entre mes bras Marie  Noël (extraits)

Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras,
Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
J'adore en mes mains et berce étonnée,
La merveille, ô Dieu, que m'avez donnée.

.De bouche, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
Pour parler aux gens perdus d'ici-bas
Ta bouche de lait vers mon sein tournée,
O mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.
De main, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las
Ta main, bouton clos, rose encore gênée,
O mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas
Ta chair au printemps de moi façonnée,
O mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.
Prière Universelle du 26/04/2020

Prière Universelle du 26/04/2020

Refrain : Nous faisons monter nos prières vers toi, Seigneur, exauce nous

Refrain

« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route »

Nous te prions, Seigneur, pour qu’à l’image des apôtres, nous poursuivions inlassablement notre mission d’annoncer ton amour au monde.

Seigneur, exauce-nous.

En ce dimanche du Temps Pascal, Seigneur, nous te prions pour que notre joie d’être chrétiens, baptisés soit profonde et résonne autour de nous.

Seigneur, exauce-nous.

« Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent »

Seigneur, nous te prions pour notre monde : qu’en cette période de profonde inquiétude le message de ta résurrection offre au monde une espérance nouvelle. Que le désir de faire grandir la paix et la solidarité entre les hommes devienne une évidence pour chacun.

Seigneur, exauce-nous.

Seigneur, nous te prions pour nos dirigeants : En cette période de pandémie mondiale, qu’ils aient conscience que nous partageons une « maison commune » et qu’ils veillent au bien de tous les peuples et surtout des plus fragiles.

Seigneur, exauce-nous.

Seigneur, nous te confions Denise, Gérard et Jacques, qui nous ont quittés cette semaine. Qu’auprès de toi, ils continuent d’annoncer comme les disciples ta bonne nouvelle.

Seigneur, exauce-nous.

Dimanche 26 avril 2020 – Homélie

Dimanche 26 avril 2020 – Homélie

3ème dimanche de Pâques – Année A

« Tandis qu’ils parlaient et discutaient entre eux, Jésus lui-même s’approcha et il marchait avec eux, mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. »

Frères et sœurs, dimanche dernier, c’était Saint Thomas qui voulait voir, toucher Jésus pour croire, et après l’avoir fait, il passera de l’incroyance à la foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » s’exclame-t-il. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu », lui répond Jésus. Foi et confiance totale en Jésus dont fait preuve Saint Thomas, et cela doit nous donner un exemple pour vivre ce temps de confinement.

Aujourd’hui, c’est au tour de deux disciples d’Emmaüs, qui, devant tout ce qui s’est passé le Vendredi Saint, ont perdu tout espoir et quittent la ville de Jérusalem découragés et même révoltés contre les prêtres qui ont crucifié celui qui ils avaient toute leur confiance. Pourtant une rumeur fait état d’évènements troublants : le corps de Jésus a disparu, des femmes ont eu une apparition, mais cela ne les empêche pas de quitter Jérusalem, cette ville qui a anéanti leur espoir. Et voilà que sur leur route vers Emmaüs, ils font la rencontre d’un inconnu qui vient partager leurs préoccupations du moment. Cet inconnu ne se fait pas connaître, ne se présente pas, il se contente seulement de les écouter. Ils se livrent à lui en lui faisant part de leur détresse. Cet inconnu prend le temps de leur parler, de leur expliquer tout ce qui concernait ce Jésus de Nazareth crucifié par les grands prêtres. Cet inconnu termine le partage de la parole par un autre signe, celui du partage du repas, et là, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent, et à l’instant, le Ressuscité disparaît.

Oui, frères et sœurs, nous vivons en ce moment de confinement, ce temps de l’écoute de la parole, dans nos églises domestiques, nos familles. Le Christ ressuscité est présent au milieu de nous, il nous nourrit de sa parole que nous partageons en famille, il nous nourrira bientôt de son corps dans notre église paroissiale. Gardons cette joie comme les deux disciples d’Emmaüs !

Les deux disciples passent du doute à la foi, du découragement à l’espérance, de la fuite à la mission. Ils bravent la nuit pour retourner à Jérusalem en vue de partager de ce qu’ils ont entendu et vu. Le Ressuscité est vivant, il leur a parlé, il leur a expliqué les Écritures, il leur a partagé le pain comme il l’avait fait le Jeudi Saint. Les autres leur racontent qu’il leur est apparu aussi. Il est vivant !

Et nous frères et sœurs, quel sera notre Emmaüs pour rencontrer le Christ ressuscité ? Notre Emmaüs, ce sont nos familles en ce moment de confinement où le Christ nous rejoint pour nous nourrir de sa parole, en attendant de nous nourrir bientôt de son Corps dans notre église paroissiale.

Notre Emmaüs sera le lien que nous maintiendrons entre nous avec les autres, à travers le téléphone, à travers les gestes de solidarité, de bienveillance avec toutes ces personnes qui souffrent.

Notre Emmaüs, c’est de témoigner la joie de Pâques malgré la situation difficile que nous traversons, en donnant aux autres des signes d’espérance.

Avec les disciples d’Emmaüs, soyons les uns pour les autres des témoins de ce grand mystère d’amour : la mort et la résurrection du Christ, fondement de notre foi chrétienne, même si nous sommes loin les uns et des autres. Communions spirituellement à ce mystère et annonçons-le à tous ceux et celles qui doutent de ce grand mystère, source et sommet de notre foi. Même confinés, nous pouvons le faire et le partager : Christ est vraiment ressuscité ! Il est vivant comme il nous l’a dit ! Gardons cette confiance et cette foi en cette période difficile, car la lumière du Christ ressuscité brille et brillera pour nous. Il est là, présent au milieu de nous.

A M E N

Messe du 26 avril 2020

Messe du 26 avril 2020

Vous trouverez les lectures du jour, l’homélie du Père Rémy et la prière universelle de notre communauté.

Références du jour :

  • Première lecture : Actes 2, 14.22b-33
  • Psaume : Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11
  • Deuxième lecture : 1 Pierre 1, 17-21
  • Évangile : Luc 34, 13-35

Les textes du jour sont sur AELF : ici

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Assemblée plénière de la conférence des Évêques de France – Vendredi 24 avril 2020

Vendredi 24 avril 2020, la conférence des évêques de France s’est réunie pour parler de la situation et des semaines à venir. Lors de cette conférence il a été question, en autre, du “déconfinement” à venir.

Voici le communiqué de presse qu’ils ont publiés.

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Source : https://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/498079-assemblee-pleniere-24-avril-2020-communique-final/

Un an après … Méditations avec Notre-Dame de Paris 4

Un an après … Méditations avec Notre-Dame de Paris 4

4 – Quel est le nouvel hôtel-Dieu à construire pour les catholiques ?

L’épidémie bouscule nos certitudes, nous oblige à descendre au plus profond. Elle nous rappelle que la cathédrale ne sera vraiment cathédrale que si elle retrouve son attention aux plus pauvres, à tous les Quasimodo de notre époque. En face du parvis de Notre-Dame, les hommes du Moyen Âge avaient construit un « hôtel-Dieu », le bien nommé, pour accueillir les indigents. Un projet prévoit actuellement la transformation d’une partie de cet hôpital en centre de luxe. Mais que serait une cathédrale sans hôpital ? Quel est le nouvel hôtel-Dieu à construire pour les catholiques ? Il y aura un jour, à n’en pas douter, de nouveau une flèche sur la cathédrale. Qu’importent sa hauteur et sa magnificence… Il faut juste espérer que, sous le porche, les exclus de notre société continueront à trouver un peu de réconfort.

Isabelle de Gaulmyn

Le 23 avril est pour la Conférence Saint-Vincent-de-Paul jour de fête. Double anniversaire de la naissance de Frédéric Ozanam, fondateur de la Société Saint-Vincent-de-Paul et de la création de la première conférence en 1833.

Si Frédéric Ozanam a créé avec des amisparisiens la première Conférence placée sous le patronage de saint Vincent de Paul, il est aussi un des grands intellectuels de la première moitié du XXI° siècle. Il est une grande figure du catholicisme social du XIXe siècle. Co-fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, précurseur de la doctrine sociale de l’Église et co-créateur de la démocratie chrétienne, il est une personnalité profondément inspirante pour notre époque actuelle.

En 1841 Amélie Soulacroix et Frédéric se marient, ils ont une fille en 1846. Mais son épouse reste méconnue du grand public. Et pourtant, l’adage disant que derrière un grand homme se cache une grande femme est particulièrement vrai pour le couple Ozanam.

Atteint par la tuberculose Frédéric meurt à Marseille en 1853.

Il est déclaré bienheureux en 1997. En 2003, la première église de France dédiée à Frédéric Ozanam est consacrée à Cergy. Le concert inaugural avait été organisé par Françoise et Yvette Durand.

La charité, c’est le Samaritain qui verse l’huile dans les plaies du voyageur attaqué.

Frédéric Ozanam