Seigneur, enveloppe-nous tous dans ta lumière

Seigneur, enveloppe-nous tous dans ta lumière,
Que ta lumière, dans tout son éclat,
Nous pénètre jusqu’ au plus profond de nous.
Qu’elle nous indique la direction du chemin d’amour et de paix
Que tu souhaites nous voir prendre et qui conduit vers Toi.
Notre Père qui est aux Cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté, ton amour et ta paix
Soient sur la Terre comme ils sont au Ciel.
Donne-nous en permanence,
Par le pain quotidien,
La force du corps et l’énergie nécessaire
Pour rayonner l’amour que tu nous portes,
Pour partager ce trésor de Foi, d’Espérance et d’Amour
Que tu nous confies,
Pour vivre l’humilité, la générosité du pardon et la réconciliation.
Que nous sachions pardonner
Comme Toi tu nous pardonnes.
Pour cela aide-nous à trouver le chemin du pardon et de la réconciliation,
Aide-nous aussi à lutter contre toute tentation
Et délivre-nous du mal passé, présent et à venir
Car à Toi le règne, la puissance et la gloire pour l’éternité.

Amen !

Bernard Hance

Toussaint – Avoir la foi et l’espérance

En cette période difficile pour notre foi, l’Equipe d’Accompagnement des Familles en Deuil de la paroisse nous propose un petit texte autour de la foi et de l’espérance.


L’Equipe d’Accompagnement des Familles en Deuil de notre paroisse de Soisy et Andilly vous souhaite à chacun et chacune une joyeuse et sainte fête de Toussaint.

En ce jour, l’Eglise fête « tous les Saints » et, contrairement à ce que l’on peut entendre autour de nous parfois, cette fête de Toussaint n’est pas triste, car elle fête la mémoire de tous les Saints , qui sont dans la Lumière de Dieu.

Mais le mot « Toussaint » peut aussi, en français, s’interpréter comme l’invitation que nous fait Jésus dans son Evangile à suivre son Chemin , pour devenir « tous Saints », et que nous transmet l’Eglise aujourd’hui.

En nous disant « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (St. Jean chap.14 verset 6) , Jésus nous invite tous à le rejoindre , donc …. « à devenir tous Saints ».

Par sa mort et sa résurrection, qui sont le fondement de notre Foi et de notre Espérance chrétiennes, Jésus nous a montré le chemin que Lui a suivi .

Tabernacle – Eglise Saint Germain Soisy-sous-Monmorency

Et dans l’Evangile que nous lisons en ce jour de Toussaint, les Béatitudes ( qui signifient “Bonheur céleste des Elus”, donc des Saints ) , Jésus, lui-même, nous donne, aujourd’hui à chacun et chacune d’entre nous, que nous ayons la Foi ou non, ses conseils pour suivre ici bas le chemin qui mène à Lui :

« Heureux les pauvres de cœur » … Jésus nous dit : « soyons HUMBLES » ;

« Heureux ceux qui pleurent » … « Ayons confiance en Jésus et nous serons consolés » ;

« Heureux les doux » … « soyons Doux » … la douceur ne peut en aucun cas être assimilée à de la

“ faiblesse”, car, au contraire, le Doux a la force de résister à la violence ;

« heureux ceux qui ont faim et soif de justice » … nous devons défendre la justice , en luttant contre toute injustice que nous ne devons jamais accepter comme une “fatalité” quelle que soit la Personne atteinte . Jésus nous le demande et c’est aussi notre devoir civique de Citoyens Français ;

« Heureux les miséricordieux » … Jésus nous demande “d’apprendre à pardonner”, comme dans le Notre Père. …. ça, c’est pas toujours facile ! … Mais, Jésus nous demande d’essayer,

car une vie sans pardon n’est pas possible ;

« Heureux les cœurs purs » … Jésus nous demande de ne pas laisser se développer des mauvaises pensées négatives en nos cœurs et nos esprits, car elles nous freinent vers le Bonheur ;

« Heureux les artisans de paix » …. soyons des artisans de paix , … ne vaut-il pas mieux, en effet, mettre l’huile dans les rouages plutôt que sur le feu ?

– Mais Jésus sait aussi que les persécutions existent encore de nos jours et …. Il nous demande de tenir bon et de lutter contre ces persécutions ;

– et Jésus conclut son chemin « Réjouissez-vous, car votre récompense est grande dans les Cieux » ,

comme tous les Saints et tous nos Défunts le savent maintenant.

Jésus nous demande ainsi aujourd’hui, à chacun et chacune d’entre nous, de mettre en application dans notre vie les conseils qu’il vient de nous donner :

Il nous montre le chemin à suivre dans notre vie quotidienne pour Le rejoindre.

C’est ça notre Espérance chrétienne.
Bonne Fête à chacun et chacune.

L’Equipe d’Accompagnement des Familles en Deuil

Statue de la Vierge Marie – Eglise Saint Germain Soisy-sous-Montmorency

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Dimanche 30 août 2020 – Homélie

Dimanche 30 août 2020 – Homélie

XXIIème dimanche du temps 2020 – Année A

« Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »

Aujourd’hui, nous contemplons Pierre – figure emblématique, un grand témoin et maître de la foi – comme un homme en chair et en os, avec ses défauts et faiblesses comme chacun de nous. Il faut remercier les évangélistes de nous avoir présenté les personnalités des premiers disciples de Jésus avec beaucoup de réalisme. Pierre qui fait la profession de foi par excellence comme nous l’avons vu dans l’Évangile XXI et qui mérite un grand éloge de la part du Seigneur ainsi que la promesse d’autorité suprême au sein de l’Église (cf. Mt 16, 16-19) reçoit cette fois-ci une sévère réprimande de la part de Jésus, car en effet, sur le parcours de la foi, il a encore beaucoup à apprendre :

Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes

Mt 16, 23

Entendre la réprimande que Jésus fait à Pierre nous donne une bonne motivation pour faire un examen de conscience sur notre façon d’être chrétiens. Sommes-nous vraiment fidèles aux enseignements de Jésus ? Au point de penser réellement comme Dieu, ou est-ce que nous façonnons nos pensées et critères en fonction de ceux du monde ? Tout au long de l’histoire, les fils de l’Église sont tombés dans la tentation de penser à la manière du monde, de s’appuyer sur les richesses matérielles, de chercher avec ardeur le pouvoir politique et le prestige social, et parfois les intérêts mondains les motivent plus que l’esprit de l’Évangile. Face à cela, la question revient :

Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il le paye de sa vie ?

Mt 16, 26

Après avoir mis les choses au point, Jésus nous apprend ce que penser comme Dieu veut dire : aimer, avec tout ce que cela comporte comme renoncement de soi pour le bien du prochain. C’est pour cela que le chemin pour suivre le Christ passe par la croix. C’est un chemin de tendresse car « avec la présence d’un ami et capitaine aussi bon que Jésus, qui s’est mis à l’avant-garde de la souffrance nous pouvons tout endurer : Il nous aide et nous encourage, Il ne nous fait jamais défaut, Il est un vrai ami » (Ste Thérèse d’Avila). Et, quand la croix est symbole d’amour sincère elle devient lumineuse et symbole de salut.

A M E N

Père Maguimey

Dimanche 26 avril 2020 – Homélie

Dimanche 26 avril 2020 – Homélie

3ème dimanche de Pâques – Année A

« Tandis qu’ils parlaient et discutaient entre eux, Jésus lui-même s’approcha et il marchait avec eux, mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. »

Frères et sœurs, dimanche dernier, c’était Saint Thomas qui voulait voir, toucher Jésus pour croire, et après l’avoir fait, il passera de l’incroyance à la foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » s’exclame-t-il. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu », lui répond Jésus. Foi et confiance totale en Jésus dont fait preuve Saint Thomas, et cela doit nous donner un exemple pour vivre ce temps de confinement.

Aujourd’hui, c’est au tour de deux disciples d’Emmaüs, qui, devant tout ce qui s’est passé le Vendredi Saint, ont perdu tout espoir et quittent la ville de Jérusalem découragés et même révoltés contre les prêtres qui ont crucifié celui qui ils avaient toute leur confiance. Pourtant une rumeur fait état d’évènements troublants : le corps de Jésus a disparu, des femmes ont eu une apparition, mais cela ne les empêche pas de quitter Jérusalem, cette ville qui a anéanti leur espoir. Et voilà que sur leur route vers Emmaüs, ils font la rencontre d’un inconnu qui vient partager leurs préoccupations du moment. Cet inconnu ne se fait pas connaître, ne se présente pas, il se contente seulement de les écouter. Ils se livrent à lui en lui faisant part de leur détresse. Cet inconnu prend le temps de leur parler, de leur expliquer tout ce qui concernait ce Jésus de Nazareth crucifié par les grands prêtres. Cet inconnu termine le partage de la parole par un autre signe, celui du partage du repas, et là, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent, et à l’instant, le Ressuscité disparaît.

Oui, frères et sœurs, nous vivons en ce moment de confinement, ce temps de l’écoute de la parole, dans nos églises domestiques, nos familles. Le Christ ressuscité est présent au milieu de nous, il nous nourrit de sa parole que nous partageons en famille, il nous nourrira bientôt de son corps dans notre église paroissiale. Gardons cette joie comme les deux disciples d’Emmaüs !

Les deux disciples passent du doute à la foi, du découragement à l’espérance, de la fuite à la mission. Ils bravent la nuit pour retourner à Jérusalem en vue de partager de ce qu’ils ont entendu et vu. Le Ressuscité est vivant, il leur a parlé, il leur a expliqué les Écritures, il leur a partagé le pain comme il l’avait fait le Jeudi Saint. Les autres leur racontent qu’il leur est apparu aussi. Il est vivant !

Et nous frères et sœurs, quel sera notre Emmaüs pour rencontrer le Christ ressuscité ? Notre Emmaüs, ce sont nos familles en ce moment de confinement où le Christ nous rejoint pour nous nourrir de sa parole, en attendant de nous nourrir bientôt de son Corps dans notre église paroissiale.

Notre Emmaüs sera le lien que nous maintiendrons entre nous avec les autres, à travers le téléphone, à travers les gestes de solidarité, de bienveillance avec toutes ces personnes qui souffrent.

Notre Emmaüs, c’est de témoigner la joie de Pâques malgré la situation difficile que nous traversons, en donnant aux autres des signes d’espérance.

Avec les disciples d’Emmaüs, soyons les uns pour les autres des témoins de ce grand mystère d’amour : la mort et la résurrection du Christ, fondement de notre foi chrétienne, même si nous sommes loin les uns et des autres. Communions spirituellement à ce mystère et annonçons-le à tous ceux et celles qui doutent de ce grand mystère, source et sommet de notre foi. Même confinés, nous pouvons le faire et le partager : Christ est vraiment ressuscité ! Il est vivant comme il nous l’a dit ! Gardons cette confiance et cette foi en cette période difficile, car la lumière du Christ ressuscité brille et brillera pour nous. Il est là, présent au milieu de nous.

A M E N

Dimanche 19 avril 2020 – Homélie

2ème dimanche de Pâques – Dimanche de la Divine Miséricorde – Année A

« La paix soit avec vous : Recevez l’Esprit-Saint »
« Avance ton doigt, vois mes mains, et mets-là dans mon côté, cesse d’être incrédule, mais soit croyant : Mon Seigneur et mon Dieu. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Frères et sœurs, après avoir célébré avec ce confinement dans nos familles-Eglises-domestiques, le grand mystère d’amour, la mort et la résurrection du Christ, c’est toujours la même ferveur que nous vivons ce deuxième dimanche de Pâques, dimanche de la Divine Miséricorde proclamée par Saint Jean Paul II au jubilé de l’an 2000. Oui, partageons cette joie loin les uns des autres, mais en communion de cœur et d’esprit comme les Apôtres. Recevons cette paix que Jésus nous donne : « La paix soit avec vous. » Oui, avec les évènements que nous vivons avec cette pandémie, le Christ ressuscité nous donne sa paix dans notre confinement, comme les Apôtres l’avaient reçue, eux qui étaient confinés par peur des juifs à cause des évènements du Vendredi Saint. Cette joie de la Résurrection, continuons de la rayonner et de la partager en esprit dans nos Eglises domestiques, nos familles.

Oui, Jésus avait annoncé sa résurrection : « Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai. » Quel est donc ce temple ? C’est son corps qui se relèvera des morts le troisième jour.

Devant les portes verrouillées, Jésus se présente à ses Apôtres en leur disant : « la paix soit avec vous », « recevez l’Esprit Saint : à qui vous remettrez les péchés, ils seront remis, à qui vous maintiendrez les péchés, ils seront maintenus. » Jésus confie un pouvoir de pardonner les péchés, un pouvoir immense entre les mains des pécheurs, et c’est le soir de sa résurrection qu’il donne ce pouvoir, et ce pouvoir est confié aujourd’hui aux prêtres, ministres ordonnés. En instituant ce dimanche, dimanche de la Divine Miséricorde, le Pape nous invite à contempler ce que la mort et la résurrection ont produit en nous : nous sommes rachetés, pardonnés de nos péchés par la miséricorde de Dieu, qui par son Fils mort et ressuscité, continue d’agir aujourd’hui à travers les ministres ordonnés, les prêtres. Avec ce dimanche de la Divine Miséricorde, il nous est donné d’entendre la profession de foi de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu », car le Ressuscité lui donne l’occasion de voir, de toucher, et l’invite à croire, à passer du stade du doute à la confiance : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Oui, cette foi confiante nous est décrite dans la première lecture avec la première communauté chrétienne qui vivait la foi, non pas en solitaire mais en communion fraternelle, en union avec Dieu. Et pour nous qui sommes rassemblés depuis le confinement dans nos familles, nous vivons cette communion fraternelle à travers la prière, par l’écoute de la parole de Dieu, même-si nous ne communions pas au corps du Christ, lui le Ressuscité est là au milieu de nous comme il était au milieu de ses Apôtres au soir de sa résurrection.

En ce dimanche de la Divine Miséricorde, le Ressuscité nous a pardonnés nos péchés par sa mort et sa résurrection. Soyons des hommes et des femmes d’espérance pour vivre cette période difficile non pas dans le doute, mais dans la foi de la lumière du Ressuscité. Affirmons à la suite de Saint Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Et continuons de faire de nos familles durant cette période de confinement, des Eglises domestiques, par l’écoute de la parole de Dieu et dans le partage fraternel, car nous sommes heureux d’être de ceux qui ont cru au Christ mort et ressuscité sans l’avoir vu, et que la paix que Jésus avait donnée à ses Apôtres au soir de sa résurrection soit avec nous aujourd’hui, durant cette période difficile de la maladie, et nous garde unis malgré les distances.

Bon dimanche de la Divine Miséricorde dans vos familles et Dieu Père, Fils et Esprit Saint vous bénisse et vous réconforte dans son amour en vous gardant dans sa paix.

A M E N

Jeudi 9 avril 2020 – Jeudi Saint – Sainte Cène – Homélie

Jeudi 9 avril 2020 – Jeudi Saint – Sainte Cène – Homélie

Dimanche des Rameaux – Année A

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » « Chaque fois que vous mangerez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort de Seigneur, dans l’espérance de sa venue. »

Frères et sœurs, au début de ce triduum Pascal, nous sommes réunis d’une façon spéciale à cause de ce confinement dans nos maisons, pour vivre tous ensemble la commémoration de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce. Comme les Apôtres autour du Christ, nous aussi dans nos maisons dressons la table et vivons ce jour en communion les uns les autres à travers la prière confiante avec celui qui se rend présent en nous le Christ, qui par amour donne sa vie, et par un geste d’une profonde humilité, se met à laver les pieds de ces disciples.

Oui frères et sœurs, au soir du Jeudi Saint, à la veille de sa mort, Jésus réuni autour de lui ses amis comme nous ce soir, non pas dans nos Églises, mais dans nos maisons, en famille, parents et enfants, pour vivre d’une manière spéciale ce grand jour pour nous, le don de l’Eucharistie et le service de nos frères. En ce jour du Jeudi Saint, Jésus révèle à ses Apôtres sa véritable mission qui est celle de se donner tout entier et de servir à travers ces deux gestes : l’institution de l’Eucharistie et du lavement des pieds de ses Apôtres.

Par l’institution de l’Eucharistie, Jésus donne à ses Apôtres une autre présence qui ne sera plus corporelle mais spirituelle. Par son corps livré et son sang versé, il demeure à jamais présent en chacune de nos vies, et à chaque foi que nous mangeons son corps et que nous buvons son sang, nous proclamons sa mort, nous disait l’apôtre Saint Paul.

Par le geste du lavement des pieds, Jésus révèle à ses Apôtres le service qu’ils devront désormais accomplir pour leurs frères. Même si Pierre refuse que Jésus lui lave les pieds, lui qui l’avait reconnu comme le Messie, le Fils du Dieu vivant, il a du mal à imaginer que le Fils de Dieu s’humilie pour lui laver les pieds, mais après l’explication, il se laisse faire. Après ce geste, Jésus donne une explication : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ! Si moi le Seigneur je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous lavez les pieds les uns les autres. »

Qu’est-ce à dire ? Quel est ce service que les Apôtres sont-ils appelés à faire ? Et à nous aujourd’hui ? Les Apôtres ont-ils compris ? Eux qui se chamaillaient pour savoir qui sera le plus grand, le premier d’entre eux ! Par ce geste du lavement des pieds, Jésus va changer la manière d’être serviteur, c’est-à-dire être plus attentif aux plus petits, se donner sans compter, ne plus chercher les honneurs, les premières places dans nos sociétés. Et le temps que nous vivons actuellement par cette maladie, beaucoup d’entre nous vivent déjà ce service du frère par amour : le personnel soignant infirmiers, infirmières, médecins bénévoles de tous les bords qui se donnent jour et nuit pour laver, secourir, soigner les malades en posant les gestes humbles comme le Christ lavant les pieds de ses Apôtres. Oui frères et sœurs, chaque fois que nous avons aidé une personne, partagé sa souffrance, soigné un malade, porter secours, nous accomplissons ce geste de Jésus, celui de laver les pieds de nos frères. Ce médecin, cet infirmier qui, malgré la fatigue, donne un sourire, met du réconfort chez le malade, est ce Jésus qui lave, qui réconforte. Ce sapeur-pompier qui vient au secours des malades est ce Jésus qui porte secours. Cette période de maladie, nous montre chaque jour Jésus au chevet des malades, les réconfortant, leur lavant les pieds. Alors frères et sœurs, ne baissons pas les bras, car le Christ nous a donné l’exemple en lavant les pieds de ses Apôtres et en livrant sa vie pour nous. En ce Jeudi Saint, même si nous ne communions pas au corps du Christ, communions spirituellement en lui et manifestons notre foi en lui à travers l’écoute de sa parole qui nous est donnée en ce jour du Jeudi Saint. Gardons vivante notre foi malgré cette épreuve de la maladie. Oui frères et sœurs, en ce Jeudi Saint, prions pour les ministres de l’Eucharistie, les prêtres qui rendent présent Jésus au milieu de nous en faisant don de leur vie. Prions Dieu de susciter au sein de notre communauté des vocations sacerdotales auprès des jeunes, afin qu’ils répondent généreusement à l’appel de Dieu, de donner leur vie au service de leurs frères, en devenant prêtre à la manière du Christ bon Pasteur. A vous tous, bonne montée vers Pâques où la Lumière du Christ ressuscité nous illuminera et affirmera notre foi en lui. Bonne fête de l’Eucharistie et du service du frère, dans notre vie de tous les jours, en cette période du confinement.

A M E N

Dimanche 5 avril 2020 – Dimanche des Rameaux – Homélie

Dimanche 5 avril 2020 – Dimanche des Rameaux – Homélie

Dimanche des Rameaux – Année A

« Dans son obéissance, le Christ est allé jusqu’à la mort, la mort de la croix, c’est pourquoi Dieu l’a élevé plus haut que tout. »  « Les foules qui marchaient devant Jésus criaient : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »

Frères et sœurs avec ce dimanche des Rameaux, nous entrons dans les jours où les souffrances du Christ sont portés à leur paroxysme extrême. Nous venons de l’entendre dans le récit de la Passion. Le Christ met en évidence ces paroles :« il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » Par son amour pour les hommes, le Christ donne sa vie sur la croix, et quelle mort ! Une mort infâme réservée aux grands criminels. Il est comme cette agneau de Dieu conduit à l’abattoir sur la colline du Golgotha. Aujourd’hui, par ce dimanche des Rameaux, le Christ entre triomphalement à Jérusalem acclamé par une foule immense : « Hosanna au fils de David, béni soit celui qui vient. » Cette même foule réclamera sa mort le Vendredi saint en criant : « Crucifie-le ! » « Il faut qu’un seul homme meurt pour tout le peuple » ou encore : « que son sang retombe sur nous et sur nos enfants. » Jésus, aujourd’hui en ce dimanche, accueille cet hommage qui lui est rendu en montant sur un âne, non pas comme un roi puissant, mais comme un roi serviteur, comme il le disait : « je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir et donner ma vie pour la multitude. »

Oui, frères et sœurs, devant ces accusateurs, les uns sont aveuglés par l’orgueil du pouvoir tels Caïphe et Pilate en livrant l’innocent, les autres, tels les grands prêtres, envahis par la peur de perdre leur autorité, demandent la mort du Juste : « Crucifie-le ! Nous n’avons d’autre roi que César.

Mais Jésus, devant toutes ces accusations, ne revendique rien, lui l’égal de Dieu, il s’est abaissé par amour pour nous. Abandonné de tous, même de ces amis, Pierre et ses compagnons, il prend résolument le chemin du calvaire, il porte sur ces épaules nos péchés, et dans ses derniers moments, il nous pardonne : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Oui, frères et sœurs, heureusement, sur la route du calvaire un homme l’aide à porter la croix, Simon de Cyrène, il nous représente tous. Une femme essuie son visage, une certaine Véronique, visage sanguinolent de sueur. Marie et Jean au pied de la croix viennent partager les derniers moments de Jésus.

Oui, frères et sœurs, comme Pilate, il nous arrive de nous laver les mains pour sauvegarder notre tranquillité. Comme les apôtres, il nous arrive de baisser les bras, de démissionner devant les difficultés, devant nos responsabilités, mais aussi il nous arrive d’agir comme Simon de Cyrène et comme Véronique, en partageant le fardeau des autres, en venant en aide à ceux qui souffrent, en rendant visite aux malades, en posant un regard d’amour sur toute personne, et beaucoup le vivent actuellement en ce temps de maladie, en se mettant au service de leur frères et sœurs : les médecins, le personnel soignant. Toutes personnes, ce sont des Simon de Cyrène, des Véronique, qui aident, qui soignent Jésus à travers ces malades du coronavirus. Regardons Jésus qui monte triomphalement à Jérusalem pour donner sa vie par amour pour nous, comme ces médecins et le personnel soignant, qui eux aussi donne leur vie pour sauver des vies. Soyons unis au Christ et unis aux médecins et personnels soignant comme nous le faisons tous les soirs dans nos appartements, dans nos villages et campagnes, surtout en cette semaine qui nous  prépare à célébrer le triomphe pascal, la mort et la résurrection du Christ, le cœur de notre foi chrétienne. Comme le disait l’apôtre saint Paul : « si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi. »

Frères et sœurs, en entrant dans cette Semaine Sainte, nous sommes invités à témoigner que le Christ n’est pas entré à Jérusalem pour mourir inutilement, mais par amour pour nous. Engageons-nous au cours de cette Semaine Sainte à faire triompher cet amour du Christ dans nos différents milieux de vie, même dans le confinement auquel nous sommes soumis. Vivons intensément ces trois jours saints : le Jeudi Saint : fête du sacerdoce en union avec tous les prêtres, le Vendredi Saint où le Christ se donne par amour pour nous sur la croix, le dimanche de Pâques : la résurrection du Christ, source et sommet de notre foi. Oui, dans notre confinement, ne perdons pas l’espérance et que la joie de la célébration du mystère pascal nous habite en ce moment d’épreuve, en nous soutenant mutuellement avec foi, amour et charité.

A M E N

Dimanche 29 mars 2020 – 5ème dimanche de carême – Homélie

Dimanche 29 mars 2020 – 5ème dimanche de carême – Homélie

5éme Dimanche de Carême – Année A

Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort : Moi je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ! Crois-tu cela ? Oui Seigneur, je crois tu es le Messie, le Fils de Dieu.

Frères et sœurs dans deux semaines, nous célébrons le triomphe pascal, la résurrection du Christ, la victoire de la vie sur la mort, et ce cinquième dimanche de carême pourrait être appelé le dimanche de la foi et de l’espérance, à travers les lectures que nous venons d’entendre.

Dans la première lecture, le prophète Ezéchiel rappelle au peuple Juif qui désespère que Dieu, par son Esprit redonne la vie Dieu viendra sortir le peuple de la mort à la vie pour cela il invite le peuple à l’espérance, à garder la foi en Dieu, à ne jamais se décourager, à tenir ferme, car Dieu est toujours proche de ceux qui croient en lui : « Je mettrai en vous mon esprit et vous vivrez. » dit le Seigneur. Foi, espérance et vie donnée par Dieu.

Saint Paul dans la deuxième lecture, nous conduit à cette espérance de la vie en plénitude car dit-il : celui qui a ressuscité Jésus nous donnera la vie et cette vie nous constitue enfant de Dieu, et cette espérance à la vie nous fait communier à la vie du Christ et cela doit nous conduire à être des hommes et des femmes nouveaux, à cause de cette vie qui rayonne en nous.

Dans l’évangile, le passage de Lazare entre mort et vie va conduire les deux sœurs Marthe et Marie à professer leur foi : « oui Seigneur je crois tu es le Messie, le Fils de Dieu » dit Marthe. Oui le miracle de la résurrection de Lazare est un signe pour Jésus qui va conduire Marthe et Marie à croire en cette espérance à la vie, et par ce miracle Jésus veut partager sa mort, échanger la vie de Lazare contre la sienne, ainsi dira-t-il : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » En invitant Marthe et Marie à croire, Jésus manifeste sa puissance en ramenant à la vie Lazare. Jésus ne vient pas simplement partager le deuil d’une famille amie, mais partager la mort, échanger la vie de son ami Lazare à la sienne, afin qu’il vive «Celui qui croit en moi-même s’il meurt il vivra » dit Jésus à Marthe et à Marie ; elles ont cru à la parole de Jésus et leur frère est revenu à la vie.

Marthe et Marie sont pour nous aujourd’hui, en ce moment où nous traversons une période difficile par cette crise sanitaire de ce virus, des modèles de foi et d’espérance pour ne pas abdiquer, mais garder notre foi en Dieu qui chemine toujours avec nous. Que cette foi de Marthe et Marie nous donne la force d’être plus solidaire avec ceux et celles qui souffrent, ceux et celles qui ont perdu des êtres chers, ceux et celles qui ont des personnes malades, portons-les dans nos prières, partageons leurs peines comme le Christ l’avait fait avec Marthe et Marie. Comme Marthe et Marie, affirmons notre foi et ne la mettons pas en veilleuse à cause de cette maladie. Oui Seigneur nous croyons que tu es la résurrection et la vie, tu es le chemin qui conduit à la vie, et malgré les souffrances que nous traversons actuellement, tu es avec nous, tu nous donnes la force d’avancer, comme Marthe et Marie l’ont fait. Donne-nous d’avancer vers le triomphe pascal où ta lumière de ressuscité brillera sur chacun de nous. Oui frères et sœurs, laissons-nous envahir par celui qui nous donne sa vie par sa mort et sa résurrection, le Christ Jésus, et que le chemin de la foi et de l’espérance éclaire notre marche vers Pâques malgré les difficultés de ce moment, car c’est par notre persévérance que nous obtiendrons la vie, que celui qui est notre chemin, la vérité et la vie, le Christ, soit au milieu de nous aujourd’hui et pour les siècles des siècles.

A M E N